Comment passer du statut d’auto-entrepreneur à société ?

Désormais baptisé micro-entrepreneur, le statut d’auto-entrepreneur est souvent prisé par les créateurs d’activités, startup ou non. Cependant, nombreux sont ceux qui migrent vers le statut de société. Non pas que ce soit has-been, mais parce qu’ils y trouvent des avantages notables. Et si on tentait de décortiquer cette tendance ? Deal.

Le statut d’auto-entrepreneur présente ses limites

Les avantages du statut d’auto-entrepreneur sont connus : l’accessibilité des coûts, la possibilité de commencer l’activité en très peu de temps, le statut cumulable avec n’importe quelle autre situation professionnelle. Néanmoins, il faut également observer d’autres paramètres.

Entre autres, votre patrimoine personnel n’est pas couvert avec ce type de statut. Contrairement à la société qui scinde clairement votre patrimoine personnel et votre responsabilité au sein de l’entreprise, le statut d’auto-entrepreneur fait un peu le mix des deux, en vous rendant vulnérable au moindre couac majeur. En effet, vos créanciers n’auront pas à faire le distinguo entre vos finances personnelles et celles de votre entreprise.

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Les frais et plafonds liés au statut auto-entrepreneur

Par ailleurs, ce statut d’auto-entrepreneur admet une réelle confusion par rapport aux frais réels de l’entreprise. L’abattement forfaitaire sur chiffre d’affaires est un atout dont bénéficie l’auto-entrepreneur. Cependant, lorsque les frais réels surpassent cet abattement, leur déduction n’est pas envisageable. Dans ce contexte-là, ne serait-il pas plus intéressant de changer de statut juridique en société afin de pouvoir déduire ces frais réels ?

En outre, quand vous passez du régime d’auto-entrepreneur au régime d’entreprise individuelle, le montant des cotisations URSAFF devient de plus en plus important. Il est également bon de noter que le travailleur indépendant ne cotise pas à l’assurance chômage.

Mais si ce n’était que ça ! N’oubliez pas qu’en étant auto-entrepreneur prestataire de services, vous devez restreindre votre chiffre d’affaires annuel à moins de 70 000 euros. Mais alors, quel entrepreneur trouverait logique le fait de limiter son activité alors qu’il a l’étoffe d’un top performer ? Comme le dit l’adage : think great, it will be great. Tout est dit.

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Passer en statut de société, quels sont les avantages ?

Comme énoncé plus haut, le passage du statut d’auto-entrepreneur à celui de société ouvre à davantage de libertés. Rien que le fait de ne pas se soumettre à une limite de chiffre d’affaires vous sort déjà d’un statut cheap et contre-productif.

Par ailleurs, vous serez toujours considéré comme un travailleur indépendant en tant que chef de votre propre entreprise, même si vous passez à un statut de société. Cependant, vos cotisations sociales seront désormais calculées selon les bénéfices engrangés par la société.

Vous devez également prendre compte de plusieurs changements sur le plan fiscal. À la place du prélèvement libératoire ou d’une fiscalité calculée sur les recettes, vous serez désormais imposé selon votre bénéfice réel. Cette imposition prendra en considération les charges réelles de la société. Concrètement, l’entrepreneur intégrera le montant de ses bénéfices à son imposition personnelle. Si votre entreprise fait appel aux services d’une agence de communication pour l’organisation d’un événement ou bien pour la mise en place d’une stratégie d’inbound marketing, vous pourrez récupérer la TVA et le montant de la prestation sera inclus dans vos charges. En cas de déficit, la différence sera imputée sur le revenu fiscal dans sa globalité. Selon son activité, ces bénéfices peuvent être d’origine agricole, industrielle et commerciale ou des bénéfices non commerciaux.

Comment faire pour passer d’auto-entrepreneur à société ?

Théoriquement, il suffit de dépasser le plafond du chiffre d’affaires imposé par le statut d’auto-entrepreneur sur deux années consécutives pour passer automatiquement au statut de société l’année suivante. Vous serez alors soumis au régime classique des travailleurs indépendants, à une imposition en BIC ou BNC dès le 1er janvier de l’année suivant les dépassements.

Mais vous pourrez également décider vous-même de votre sortie du statut d’auto-entrepreneur. Pour ce faire, vous devrez fermer votre micro-entreprise officiellement, en déposant une déclaration auprès du Centre de formalités des entreprises. Pour que cette demande soit prise en compte dès l’année suivante, elle doit être faite avant le 31 décembre. Last but not least : c’est gratuit !

La suite, vous la connaissez : vous vous rapprochez du greffe compétent pour enregistrer votre société. S’il s’agit d’une profession libérale, il faudra se rapprocher de l’URSSAF. Si vous œuvrez dans les activités artisanales, c’est auprès du répertoire des métiers qu’il faudra s’inscrire. Et si votre société est axée vers les activités commerciales, vous devrez vous inscrire au Registre du commerce et des sociétés.

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Quel statut choisir pour votre société ?

Le choix du statut juridique de votre société dépendra essentiellement de vos priorités et des besoins de votre structure. Par exemple, vous pourrez opter pour une SARL si vous cherchez davantage de sécurité et de protection.

Cependant, ce statut implique que vous devrez vous asseoir sur vos aspirations de flexibilité de structure. Dans le cas où vous êtes à la recherche d’un statut moins contraignant où les actionnaires peuvent entrer et sortir facilement, vous aurez à vous tourner davantage vers un statut de Société par actions simplifiées SAS (si vous êtes deux ou plus), et une Société par action simplifiée unipersonnelle dite aussi SASU (si vous travaillez seul). Bien évidemment, la liste n’est pas exhaustive, ces statuts-là ne sont que des exemples.

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